Marché des pilotes, beaucoup d’incertitude !

La dernière manche du championnat de Formule 1 a eu lieu dimanche dernier sur le circuit d’Interlagos. Maintenant les équipes et les pilotes sont tous concentrés sur la saison prochaine. On ne travaille dur pas seulement dans les usines pour préparer les voitures en vue de la saison prochaine, mais aussi dans les salles de réunion pour essayer de compléter le tableau de la grille de départ, même si plusieurs pièces manquent encore.

Hulkenberg, Maldonado, Perez, Grosjean, Di Resta sont seulement certains des pilotes qui n’ont pas encore signé aucun contrat et Lotus, Sauber, Force India sont les équipes les plus importantes du deuxième rang à avoir des places vacantes. Il est sans doute anormal que cela se passe dans le monde de la Formule 1 moderne. Normalement, c’étaient les petites équipes qui restaient en arrière. Lotus et Sauber rêve du soutien financier par la Russie ou les pays arabes.

La cause de ça est sans doute la situation économique difficile que le monde entier est en train de vivre, mais surtout l’augmentation des coûts à laquelle toutes les équipes devront faire face à partir de la saison prochaine « Les changements du règlement vont causer une augmentation des coûts qui n’est pas encore estimable, car ce sera une saison pleine d’incertitude » dit Gian Carlo Minardi « C’est très difficile de prévoir tous les coûts que le moteur turbo va comporter, car maintenant il y a encore beaucoup de choses imprévisibles. J’en sais quelque chose à propos de ça, puisque quand j’ai fait mon début dans le championnat du monde de F.1 en 1985, toutes les voitures étaient équipés d’un moteur turbo. Certaines écuries sont déjà en difficulté avant de commencer la saison, va savoir ce qu’il se passera lorsque la saison sera déjà commencée. » La panne du moteur Renault sur la voiture de Grosjean au Brésil pourrait être une autre sonnette d’alarme pour la prochaine saison, au cours de laquelle seulement cinq moteurs turbo pour chaque pilote seront à la disposition des équipes « Si les équipes ont des problèmes avec huit moteurs pour chaque pilote à la disposition, va savoir ce qu’il se passera l’année prochaine. Ces problèmes causent une augmentation des coûts et des relégations. »

Le critère de choix d’un pilote est basé sur une moyenne entre des valeurs techniques et des valeurs économiques : « Il n’est pas du tout facile de prévoir les prochains pas, puisqu’il y a plusieurs facteurs à tenir en considération. Le facteur principal qui va influencer le choix des écuries est le chiffre d’argent autour d’un pilote. Maldonado et Perez, deux pilotes qui ont pu compter sur des soutiens financiers importants, sont sur le marché maintenant. On devra comprendre si ces soutiens financiers seront confirmés. Par exemple Maldonado, qu’on pense être très proche de Lotus, a dit que la PDVSA pourrait quitter le circus. Perez, abandonné par McLaren bien qu’il a endeuillé son équipier Button plusieurs fois, peut-être qui ne va plus jouir du même soutien financier. Autrement, je ne comprendrai pas la décision prise par l’équipe de Woking. La situation de Nico Hulkenberg est différente : il a bien mérité son salaire, car il a terminé plusieurs fois dans les points. Le pilote allemand est un exemple d’investissement dont le rendement est mis en pratique par un bon placement dans le championnat des constructeurs. Sauber s’est classée septième dans le championnat des constructeurs grâce à lui et l’équipe suisse a gagné beaucoup d’argent à travers des droits télévisés. Donc il est très important de trouver un pilote qui gagne des points et un pilote qui puisse garantir le soutien financier suffisant. »

L’année 2014 verra une révolution du point de vue du moteur « Marussia, par exemple, va utiliser le moteur Ferrari qui lui permettra de faire des progrès. Par conséquence, l’équipe pourrait engager des nouveaux pilotes. Sans doute ils vont confirmer Bianchi, mais on ne doit pas oublier que Chilton jouisse d’un soutien financier très important, donc il pourrait faire tanguer le bateau. Quelqu’un pourrait risquer d’être tenu à l’écart. Perez a dit qu’il ne veut pas faire de la figuration », dit enfin le manager de Faenza.

Nous nous attendons à un hiver intense.